Endophtalmie endogène et usage de drogues injectables : un diagnostic à ne pas manquer
Étude rétrospective sur 62 patients (65 yeux) suivis de 2015 à 2021
Points majeurs
- L’endophtalmie n’est pas toujours post-chirurgicale ou post-IVT : penser à une origine hématogène liée aux drogues injectables (IDU-EE)
- Patients typiques : hommes jeunes
- Produits : héroïne, cocaïne, fentanyl en forte hausse
- Présentation souvent trompeuse : vitrite sévère, baisse visuelle brutale, sans fièvre ni sepsis évident, pas d’aveu spontané de toxicomanie
- Pronostic visuel préoccupant : 40% ≤ 20/400 – 23% décollement de rétine
- Le fentanyl ×5 le risque de très mauvaise vision finale
- Les cultures sont plus souvent positives (majoritairement fongiques) après vitrectomie que par simple ponction (tap & inject)
- L’intervention d’une équipe d’addictologie permet l’initiation de traitements de substitution → impact potentiellement vital.
Message pratique
Devant toute vitrite inexpliquée chez un sujet jeune : penser à une toxicomanie IV, interroger activement, regarder les veines, agir vite : vitrectomie et culture en pensant aux infections fongiques et coordonner l’addictologie.
Référence
Sokol JT, Krasinski DJ, Papaliodis GN, Lambert E, Eliott D, Gaier ED. Substance Use Disorder Interventions and Ophthalmic Outcomes for Injection Drug Use-Associated Endogenous Endophthalmitis. Ophthalmol Retina. 2026 Jan 13:S2468-6530(26)00004-7. doi: 10.1016/j.oret.2026.01.004. Epub ahead of print. PMID: 41539542. > https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41539542/





