ASRS LIVE > Pr Nimesh Patel : résultats en vie réelle du traitement de la DMLA atrophique sur 8 000 patients
On ne peut pas conclure à l’inefficacité d’un traitement qu’on ne se donne pas les moyens de juger.
À l’ASRS 2026, le Pr Nimesh Patel a été interviewé par le professeur Sarah Touhami sur les résultats en vie réelle du traitement de la DMLA atrophique sur 8 000 patients.
Un ralentissement statistiquement significatif du déclin de l’acuité visuelle, à 6, 12 et 18 mois, un bénéfice encore plus net en association avec un anti-VEGF.
Et pourtant, en Europe, ces traitements restent à la porte. L’EMA n’a toujours pas donné son feu vert.
Pourquoi ce décalage ?
Une maladie à évolution lente ne se laisse pas démasquer facilement. Pour voir la différence, il faut soit énormément de patients, soit énormément de temps. Les essais cliniques, avec leurs quelques centaines de participants sur une durée limitée, n’avaient tout simplement pas la puissance statistique pour révéler ce que la vie réelle vient de confirmer à grande échelle.
Ce n’est pas que le traitement ne marchait pas. C’est qu’on ne s’était pas donné les moyens de savoir s’il marchait.
Cette nuance change tout. Pas assez de patients pour voir un effet n’est pas la preuve qu’il n’y en a pas.
Et pendant qu’on attend la certitude statistique, ce sont nos patients qui perdent, mois après mois, ce qu’on ne leur rendra jamais : de la vision.
Aux États-Unis, on a eu l’audace de regarder plus large et plus loin pour trancher. En Europe, on regarde ailleurs.
Combien de temps encore avant que nos patients puissent, eux aussi, en bénéficier ?
At ASRS 2026, Pr Sarah Touhami interviews Pr Nimesh Patel on real-world outcomes of GA treatment in 8,000 patients.
You cannot conclude that a treatment is ineffective if you haven’t given yourself the means to judge it.
A statistically significant slowing of visual acuity decline at 6, 12, and 18 months — even clearer benefit when combined with an anti-VEGF agent.
And yet, in Europe, these treatments remain locked out. The EMA still hasn’t given its approval.
Why the gap?
A slowly progressing disease doesn’t give itself away easily. To see the difference, you need either a huge number of patients, or a huge amount of time. Clinical trials, with their few hundred participants over a limited duration, simply didn’t have the statistical power to reveal what real-world data has now confirmed at scale.
It’s not that the treatment didn’t work. It’s that we never gave ourselves the means to find out if it did.
This nuance changes everything. Not enough patients to detect an effect is not proof that there isn’t one.
And while we wait for statistical certainty, it’s our patients who keep losing, month after month, something we’ll never give back: their vision.
In the United States, they had the boldness to look wider and further to settle the question. In Europe, we look away.
How much longer before our patients, too, can benefit?
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