DMLA : résultats en vie réelle après switch vers le faricimab
26 février 2026 – DMLA – En direct du Congrès Conde de Valenciana, Mexico. Un résumé du Dr Isabelle Aknin, présidente de l’ARMD, réalisé à partir de la présentation du Dr Gabriela Ortiz.
Une pression croissante sur le système de santé
Gabriela Ortiz a d’abord rappelé l’augmentation massive de la charge liée à la DMLA :
• Vieillissement accéléré de la population
• Projection mondiale : 126 millions de patients en 2050
• Dans un hôpital public : 152 patients injectés en 2008 vs 4 216 en 2015 vs 12 800 injections/an en 2025
=> Organisation des soins, retards de rendez-vous et coûts deviennent des enjeux majeurs.
Environ 25–30 % des patients présentent une réponse suboptimale aux anti-VEGF classiques, avec une activité persistante et un besoin d’injections fréquentes.
Pourquoi le faricimab ?
Faricimab est une molécule bi-spécifique :
• Anti-VEGF
• Anti-angiopoïétine-2 (ANG2)
Objectif :
• Stabiliser le vaisseau
• Réduire l’exsudation
• Diminuer l’inflammation
• Améliorer la durabilité
Approuvé au Royaume-Uni en 2022.
Cohorte analysée
• Âge moyen : 81 ans
• Moyenne de 33 injections avant le switch
• Intervalle initial : toutes les 4 semaines
• Patients souvent lourdement traités avant changement
Résultats à 1 an après switch
Acuité visuelle
• Stabilité visuelle à 1 an
• Le switch n’entraîne pas de perte fonctionnelle
OCT
• 37 % de “sec” à 1 an
• Amélioration du PED
• Résolution d’hémorragies
• Réduction de la vascularisation active
En moyenne :
• 2 injections nécessaires pour obtenir un assèchement
• 5 injections sur l’année évaluée
Extension des intervalles
• Avant : toutes les 4 semaines
• Après switch :
• 72 % des patients ont pu allonger les intervalles
• Jusqu’à 12 semaines dans de nombreux cas
• Switch réalisé chez 79 % des patients
Réduction significative de la charge thérapeutique.
Comparaison et perspectives
Les résultats sont cohérents avec d’autres études (ex. AVONEL).
Point important :les patients avec fibrose préexistante semblent avoir un pronostic visuel plus limité à long terme.
Prochaines étapes (discussion)
• Suivi à 4 ans ou plus pour confirmer la durabilité
• Analyse coût-efficacité dans les systèmes publics
• Individualisation du traitement selon recommandations professionnelles :
• Maintenir la vision
• Réduire l’exsudation
• Minimiser le nombre d’injections
• Adapter au contexte socio-économique
Message clé
Chez des patients lourdement prétraités, le switch vers le faricimab :
• Maintient la vision
• Améliore l’anatomie rétinienne
• Permet d’allonger significativement les intervalles
Dans un contexte de pression démographique croissante, la durabilité devient un enjeu aussi important que l’efficacité.





