Toxoplasmose oculaire : fin du traitement oral avec les IVT de clindamycine ?
Session CFSR : Miscellanées
Samedi 10 mai 2025, 15h40 – Amphithéâtre bleu
François-Philippe Roubelat (Toulouse, France)
Résumé par Aylin Tetik, Interne d’ophtalmologie, Hôpital national des Quinze-Vingts
La prise en charge médicamenteuse actuelle de la rétinochoroïdite toxoplasmique dans le monde est systémique dans 91,1%, intravitréen dans 0,5% et combiné dans 8,4 % des cas. Cependant l’observance peut être compromise avec un arrêt précoce allant jusqu’à 26% et des effets indésirables non négligeables tels que nausées, cytolyse hépatique ou hyperéosinophilie. Plusieurs études ont déjà étudié la place des IVT de clindamycine dans la toxoplasmose oculaire.
C’est dans ce contexte que le CHU de Toulouse a effectué une étude monocentrique, rétrospective, sur 6 mois de suivi. 38 yeux traités par IVT de Clindamycine pour une toxoplasmose oculaire ont été inclus.
Résultats :
- MAVC : augmentation de 0,24 ± 0,49 logMAR
- 1 seule injection de clindamycine : 67%
- Nombre moyen d’injection : 1,3
- Pas d’inflammation intra-oculaire : 78%
- Intervalle moyen entre 2 IVT : 15,5 jours
Effets indésirables rapportés dans les différents papiers :
- 1 éruption cutanée à J2 (patiente connue pour une réaction d’hypersensibilité à la clindamycine)
- 1 occlusion artériolaire maculaire à J2
- 1 décollement de rétine (cohorte toulousaine)
Efficacité, simplicité et bonne tolérance des IVT de clindamycine dans la toxoplasmose oculaire.




